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Paris 11- August 2010







Quelques images de la démolition de vieilles maisons ,Paris 11è

31‏/07‏/2010

Hortefeux: "Des déchéances de nationalité doivent pouvoir être prononcées aux cas d'excision, de traite d'êtres humains"



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Nouveau préfet en Isère: "Sarkozy en profite pour placer ses hommes"
icone des tags Nicolas Sarkozy, politique sécuritaire, La Courneuve, Grenoble, isère, Politique
Par Cécile Bouanchaud de La rédaction du Post
le 31/07/2010 à 19:03, vu 9649 fois, 28 nombre de réactions
Info publiée par la rédaction du Post

Sur Le Post, Laurent Mucchielli, spécialiste en questions de sécurité, revient sur la nomination d'un ancien policier à la tête de la préfecture de l'Isère.
"Je ne laisserai strictement aucun champ aux délinquants et aux voyous", a déclaré Eric Le Douaron, le nouveau préfet de l'Isère.

Le ton est donné. Cet ex-haut gradé de la police et nouveau préfet de l'Isère ne rigole pas avec les problèmes de délinquance. Il a été installé vendredi à Grenoble par Nicolas Sarkozy. Ce dernier avait évincé Albert Dupuy du corps des préfets suite aux émeutes de la Villeneuve à Grenoble.Soucieux de montrer que la sécurité est sa valeur refuge, le président n'a pas perdu de temps pour répondre avec fermeté aux incidents qui ont embrasé Grenoble. Et ce n'est pas une première. En 2002, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, nomme Ange Mancini, le premier patron du Raid, préfet de la Guyane, puis... de la Martinique en 2007.

Bien que cette tendance ne soit pas nouvelle, on ne peut pas nier qu'elle s'accélère. Ainsi, en quatre mois, deux anciens policiers ont été appelés à la rescousse pour être préfet dans des départements dit agités, constate Libération.

En avril dernier, Christian Lambert, ancien patron du Raid, est donc venu remplacer Nacer Meddah à la préfecture de Seine-Saint-Denis. Et le nombre d'interpellations et de saisies de drogue ne se s'est pas fait attendre. Des résultats que ne cesse de vanter Nicolas Sarkozy qui parle d'un travail "remarquable."

Eric Le Douaron semble aller dans la même direction que son collègue du 93. Du moins dans ces propos, le préfet entend bien diriger le département avec une main de fer... L'homme a la réputation d'avoir "la peau dure" et "le verbe facile", rapporte France Soir.

Une réputation qu'il confirme dans une interview accordée à France 3 Alpes.
"Ce qui s'est passé ici à Grenoble est absolument inadmissible et intolérable. Et de ce point de vue, je puis vous dire que je ne laisserai strictement aucun champ aux délinquants et aux voyous", a-t-il déclaré.Pourquoi vouloir placer des anciens policiers à la tête des préfectures? Était ce vraiment nécessaire de remplacer l'ancien préfet de l'Isère? Quel message Nicolas Sarkozy veut-il donner en plaçant des anciens policiers à la tête des préfectures?


Sur Le Post, Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS spécialisé sur les questions de sécurité et de justice nous répond.


Comment analyser le fait que Nicolas Sarkozy place des anciens policiers à la tête des préfectures?
"C'est toute la question du traitement des symptômes par la force. C'est une stratégie parmi d'autres pour traiter les problèmes de délinquance. Cela consiste à mettre la pression sur les policiers pour qu'ils aillent de plus en plus vite et qu'ils fassent de plus en plus de chiffres, donc d'interpellations. On retrouve cette même logique répressive et sécuritaire avec les mesures prises contre les Roms et dans le cas des expulsions à la frontière. On met l'accent et la pression sur les services répressifs pour rendre les problèmes moins visibles."



Que pensez-vous de la destitution de l'ancien préfet de l'Isère?
"C'est ridicule et injuste mais il y a un enjeu derrière, celui de la proximité avec la pouvoir. Il est peu probable que si l'ancien préfet était un proche de Nicolas Sarkozy il ait été viré. Les problèmes de délinquance à Grenoble ne sont pas nouveaux. Sarkozy en profite juste pour placer ses hommes. Les événements de Grenoble constituent un prétexte. c'est une illusion, un mensonge de faire croire à la population que l'on règle les problèmes de violence. Sarkozy place d'ancien policiers à la tête des préfectures dans une optique de contrôle policier."Quelle est la stratégie de Nicolas Sarkozy?
"Cette nomination du nouveau préfet a pour but de placer Nicolas Sarkozy dans l'action une façon de montrer qu'il prend les choses en main. C'est symboliquement fort de placer des anciens patrons du Raid à la tête des préfectures. Placer des anciens policiers à la tête de postes clés comme les préfectures permet de donner plus d'importances de moyens aux forces de l'ordre. Ainsi, en cas de contestation sociale, la parole est muselée. C'est une stratégie pour faire taire les mouvements de contestations. C'est purement stratégique car ce contrôle se fait dans le respect du code pénal que ce soit dans des affaires d'expulsions ou de manifestations. L'idée sécuritaire est une façon de vérouiller la négociation, sous menace de contrainte policière."
Que pensez-vous du fait de répondre aux problèmes de violence et de délinquance en renforçant les politiques sécuritaires?
"Cela résulte d'une absence de vision et d'analyse. C'est une mauvaise nouvelle pour la société. Résoudre les problèmes à travers le prisme policier est une façon très particulière de regarder la société. C'est assez gênant qu'un préfet arrive avec ces oeillères là... Être préfet ce n'est pas seulement le traitement des désordres. S'attaquer aux problèmes par le prisme de la sécurité c'est se focaliser que sur les problèmes visibles. Ce processus sécuritaire est donc sans fin. Mais, cela ne résout rien. On donne seulement une illusion de sécurité. Mais dans le fond il n'y a pas de stratégie, pas même de solution concrète apportée aux problèmes."

L'ancien patron du Raid, Christian Lambert a été nommé préfet de Seine-Saint-Denis, quels sont les premiers bilans de sa politique sécuritaire?
"L'expulsion à La Courneuve en est le triste exemple. Chritian Lambert manifeste une volonté de répondre aux problèmes de manière répressive et surtout avec précipitation. On constate une volonté d'efficacité et d'opérationnalité qui n'est valable qu'à court terme, mais cela n'est absolument pas efficace dans la durée."

(Que pensez-vous du fait de répondre aux problèmes de violence et de délinquance en renforçant les politiques sécuritaires?
"Cela résulte d'une absence de vision et d'analyse. C'est une mauvaise nouvelle pour la société. Résoudre les problèmes à travers le prisme policier est une façon très particulière de regarder la société. C'est assez gênant qu'un préfet arrive avec ces oeillères là... Être préfet ce n'est pas seulement le traitement des désordres. S'attaquer aux problèmes par le prisme de la sécurité c'est se focaliser que sur les problèmes visibles. Ce processus sécuritaire est donc sans fin. Mais, cela ne résout rien. On donne seulement une illusion de sécurité. Mais dans le fond il n'y a pas de stratégie, pas même de solution concrète apportée aux problèmes."

L'ancien patron du Raid, Christian Lambert a été nommé préfet de Seine-Saint-Denis, quels sont les premiers bilans de sa politique sécuritaire?
"L'expulsion à La Courneuve en est le triste exemple. Chritian Lambert manifeste une volonté de répondre aux problèmes de manière répressive et surtout avec précipitation. On constate une volonté d'efficacité et d'opérationnalité qui n'est valable qu'à court terme, mais cela n'est absolument pas efficace dans la durée."
(Que pensez-vous du fait de répondre aux problèmes de violence et de délinquance en renforçant les politiques sécuritaires?
"Cela résulte d'une absence de vision et d'analyse. C'est une mauvaise nouvelle pour la société. Résoudre les problèmes à travers le prisme policier est une façon très particulière de regarder la société. C'est assez gênant qu'un préfet arrive avec ces oeillères là... Être préfet ce n'est pas seulement le traitement des désordres. S'attaquer aux problèmes par le prisme de la sécurité c'est se focaliser que sur les problèmes visibles. Ce processus sécuritaire est donc sans fin. Mais, cela ne résout rien. On donne seulement une illusion de sécurité. Mais dans le fond il n'y a pas de stratégie, pas même de solution concrète apportée aux problèmes."

L'ancien patron du Raid, Christian Lambert a été nommé préfet de Seine-Saint-Denis, quels sont les premiers bilans de sa politique sécuritaire?
"L'expulsion à La Courneuve en est le triste exemple. Chritian Lambert manifeste une volonté de répondre aux problèmes de manière répressive et surtout avec précipitation. On constate une volonté d'efficacité et d'opérationnalité qui n'est valable qu'à court terme, mais cela n'est absolument pas efficace dans la durée."


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Agression à Paris: un hélicoptère atterit place de l'Opéra




Plusieurs milliers de personnes ont assisté à ce sauvetage impressionnant.
Ce samedi après-midi, un homme a été agressé par deux individus, alors qu’il se trouvait place Estienne-d’Orves, devant l’église de la Trinité, à Paris, dans le IXème arrondissement.

Selon la femme de la victime, l’homme a été frappé à la gorge avec un tesson de bouteille par les deux inconnus, qui ont pris la fuite après l’agression.

Un homme, ancien ambulancier assis à une terrasse à proximité de la scène s'est précipité pour lui apporter les premiers secours. Son geste a probablement souvé la vie du blessé, indique Le Parisien.
La place devant l'Opéra Garnier, dans le IXe arrondissement parisien, a été bouclée, une partie de l'après-midi, ce samedi par les forces de l'ordre, sous les yeux de plusieurs milliers de personnes, dans ce quartier commerçant, particulièrement fréquenté le samedi. Un hélicoptère s'est posé pour prendre en charge une personne grièvement blessée.

Ce samedi en milieu d'après-midi, un homme de 31 ans et son épouse prenaient un rafraîchissement sur une terrasse de la place Estienne-d'Orves, devant l'église de la Trinité. Soudain, deux jeunes hommes ont surgi, brisé un verre et ont tranché la gorge de l'époux attablé, c'est ce qu'a expliqué en substance Jacques Petitdemange, qui prenait un café sur une terrasse voisine. Voyant le sang couler en abondance, cet ancien ambulancier des urgences s'est aussitôt précipité et a fait un point de compression au blessé, sans lequel probablement il serait décédé très rapidement. En faisant parler la victime pour qu'elle reste consciente avant l'arrivée des secours, l'homme de 31 ans, qui souffre d'une maladie cardiaque, et son épouse lui ont confié qu'ils ne connaissaient pas leurs agresseurs.

Pour transférer le blessé dans les meilleures conditions, les services de secours ont envisagé d'avoir recours à un hélicoptère qui devait se poser, place Estienne-d'Orves. L'appareil a dû renoncer à sa tentative en raison de la présence de barrières métalliques. L'hélicoptère a finalement atterri devant le parvis de l'Opéra Garnier d'où il a pu décoller sans encombres vers 17h30.

Le geste de Jacques Petitdemange, a probablement sauvé la vie du blessé. Devenu auxiliaire de vie pour une personne âgée, il rappelle modestement la nécessité de connaître les premiers gestes d'urgence et de passer son brevet de secourisme.
(leparisien.fr)