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31‏/08‏/2011

Pour éviter les maladies cardiaques, il faut travailler peu, manger du chocolat et beaucoup pédaler : 31/08/2011


Etre zen et manger du chocolat, le secret de la santé cardio-vasculaire.
SANTE - Ce sont les conclusions des cardiologues réunis en congrès dans la région parisienne...

Le travail, ce n’est décidément pas la santé. Du moins selon les cardiologues réunis à l’occasion du congrès de l’European society of cardiology (ESC) à Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 27 au 31 août. Selon les dernières études, les meilleurs remèdes pour prendre soin de son cœur sont d’éviter le stress au travail, de manger du chocolat sans excès et de faire du vélo… mais en appuyant fort sur les pédales.le secret de la santé cardio-vasculaire. HOUIN GERARD/SIPA
SANTE - Ce sont les conclusions des cardiologues réunis en congrès dans la région parisienne...

Le travail, ce n’est décidément pas la santé. Du moins selon les cardiologues réunis à l’occasion du congrès de l’European society of cardiology (ESC) à Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 27 au 31 août. Selon les dernières études, les meilleurs remèdes pour prendre soin de son cœur sont d’éviter le stress au travail, de manger du chocolat sans excès et de faire du vélo… mais en appuyant fort sur les pédales.
Les chômeurs en meilleure santé que les travailleurs

Selon une étude finlandaise, un emploi «à haut niveau de stress» avec «des exigences fortes et un contrôle illimité sur la manière d’y répondre» serait à haut risque pour la santé cardiaque. Si, en plus, vous avez de longues journées de travail, votre cœur risque de ne pas apprécier. Statistiquement, les chômeurs, sauf s’ils sont sous pression pour retrouver un emploi, sont en meilleur santé que les travailleurs.

Et le cœur des chômeurs qui mangent du chocolat est encore plus en forme: des médecins britanniques de l’université de Cambridge ont constaté que parmi un panel de 100.000 croqueurs de tablettes, «les plus hauts niveaux de consommation de chocolat étaient associés à une réduction de 37% du nombre de maladies cardiaques et de 29% des AVC par rapport aux plus bas niveaux de consommation.» En revanche, le chocolat n’a aucun effet sur la survenance d’infarctus. Ce sont les effets antioxydants du cacao qui seraient à remercier.
Le cœur aime le vélo

Pour éviter la prise de poids liée aux sucres et aux graisses du chocolat, rien de mieux que d’enfourcher son vélo. Le cardiologue danois Peter Schnohr a observé que les hommes qui font du vélo sont en meilleure santé cardiaque que les autres, surtout s’ils appuient fort sur les pédales: un effort soutenu permettrait de vivre 5,3 années de plus que les non cycl
istes, tandis qu’un effort modéré n’allongerait la durée de vie que de 2,9 années. Injustice naturelle: l’effet du vélo sur la santé des femmes est moins important. Les pédaleuses ne vivraient que 2,2 à 3,9 années de plus que les autres. Dommage, car les maladies cardio-vasculaires s’accroissent dans la gent féminine, souvent à cause de l’association tabac et pilule contraceptive.
A.C.
le secret de la santé cardio-vasculaire. HOUIN GERARD/SIPA
SANTE - Ce sont les conclusions des cardiologues réunis en congrès dans la région parisienne...

Le travail, ce n’est décidément pas la santé. Du moins selon les cardiologues réunis à l’occasion du congrès de l’European society of cardiology (ESC) à Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 27 au 31 août. Selon les dernières études, les meilleurs remèdes pour prendre soin de son cœur sont d’éviter le stress au travail, de manger du chocolat sans excès et de faire du vélo… mais en appuyant fort sur les pédales.
Les chômeurs en meilleure santé que les travailleurs

Selon une étude finlandaise, un emploi «à haut niveau de stress» avec «des exigences fortes et un contrôle illimité sur la manière d’y répondre» serait à haut risque pour la santé cardiaque. Si, en plus, vous avez de longues journées de travail, votre cœur risque de ne pas apprécier. Statistiquement, les chômeurs, sauf s’ils sont sous pression pour retrouver un emploi, sont en meilleur santé que les travailleurs.

Et le cœur des chômeurs qui mangent du chocolat est encore plus en forme: des médecins britanniques de l’université de Cambridge ont constaté que parmi un panel de 100.000 croqueurs de tablettes, «les plus hauts niveaux de consommation de chocolat étaient associés à une réduction de 37% du nombre de maladies cardiaques et de 29% des AVC par rapport aux plus bas niveaux de consommation.» En revanche, le chocolat n’a aucun effet sur la survenance d’infarctus. Ce sont les effets antioxydants du cacao qui seraient à remercier.
Le cœur aime le vélo

Pour éviter la prise de poids liée aux sucres et aux graisses du chocolat, rien de mieux que d’enfourcher son vélo. Le cardiologue danois Peter Schnohr a observé que les hommes qui font du vélo sont en meilleure santé cardiaque que les autres, surtout s’ils appuient fort sur les pédales: un effort soutenu permettrait de vivre 5,3 années de plus que les non cyclistes, tandis qu’un effort modéré n’allongerait la durée de vie que de 2,9 années. Injustice naturelle: l’effet du vélo sur la santé des femmes est moins important. Les pédaleuses ne vivraient que 2,2 à 3,9 années de plus que les autres. Dommage, car les maladies cardio-vasculaires s’accroissent dans la gent féminine, souvent à cause de l’association tabac et pilule contraceptive.
A.C.
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an normantez31.08.2011 - 19h39

Ah ah ! attention à la photo, ce n'est probablement pas ce genre de chocolat qui fait du bien ! Il faudrait peut-être insister sur le fait que c'est le cacao et non le sucre qui est bénéique ! Donc le chocolat noir c'est tout bon, le chocolat au lait c'est moyen, et le chocolat blanc ou les barres "au chocolat" mais pleines de sucre, c'est bof...
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11‏/07‏/2011

Santé : première greffe d'un organe artificiel sur un humain


Le 9 juin dernier, des médecins suédois ont réussi la première greffe d'une trachée-artère synthétique. Le patient se porte bien et pourra sortir de l'hôpital prochainement.
C’est une première mondiale : une équipe de chirurgiens de Stockholm a réussi la première greffe d’un organe artificiel sur un homme. L’opération a été réalisée le 9 juin dernier, le patient atteint d’un cancer de la trachée a reçu un organe produit en laboratoire. L'équipe du professeur Paolo Macchiarini a prélevé de la moelle osseuse du patient pour en extraire des cellules souches. Mises en contact avec des éléments nutritifs et d'autres substances, elles se sont transformées en cellule de trachée. Cet organe artificiel présente de nombreux avantages : il ne nécessite pas de donneur compatible et il ne présente pas de risque de rejet post-opératoire, les cellules utilisées étant celles du patient. De plus, la trachée-artère artificielle peut se fabriquer en quelques jours.
Selon un communiqué de l’hôpital de Karolinska, l’homme de 36 ans se porte bien et pourra sortir de l’hôpital dans quelques jours. Cette opération qui ouvre de nouvelles portes pour les chercheurs, pourrait révolutionner la greffe d’organes.
(Source : lexpress.fr)

Le nombre de cancers en augmentation en 2011


Quelques 365.500 nouveaux cas de cancer devraient être diagnostiqués en France métropolitaine en 2011, contre 357.500 en 2010, selon les estimations de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national du cancer (INCa).
L'Institut de veille sanitaire (InVs) et l’Institut national du cancer (INCa) ont dévoilé aujourd’hui les estimations des chiffres du cancer en France pour l'année 2011. Le bilan s’alourdit d’année en année. 365.500 nouveaux cas de cancers seraient déclarés cette année, soit près de 1.000 par jour. Un autre chiffre préoccupant : les femmes qui décèderont d'un cancer du poumon seront 5 % de plus que l'année dernière.
L’enquête révèle également que les hommes seront plus touchés que les femmes avec 207.000 nouveaux cas de fibromes, contre 158.500 chez la femme. En termes de mortalité, le cancer du poumon reste le plus dévastateur chez l'homme (21.000 décès), devant le cancer colorectal (9.200 décès) et le cancer de la prostate (8.700 décès). En revanche, chez les femmes, le cancer du sein, avec 53.000 nouveaux cas, diminue régulièrement depuis quinze ans.
En 2011, plus de 147.500 personnes décéderont du cancer, soit 84.500 hommes et 63.000 femmes.

(Source : lemonde.fr)

03‏/05‏/2011

Évolution du trouble


1. Peut-on prévenir ou guérir l'aphasie?

L'aphasie peut difficilement être prévenue ou guérie par des médicaments. Si certains médicaments diminuent la tension et régularisent la circulation générale, ils ne guérissent pas l'aphasie. On peut difficilement prévenir une lésion cérébrale qui occasionnera des troubles aphasiques, d'autant plus qu'il y a plusieurs types de lésions possible : l'ischémie par thrombose ou artériosclérose, ou par hémorragie cérébrale, dont les mécanismes sont très différents.

2. L'aphasie peut-elle s'aggraver?

Habituellement, l'aphasie résultant d'un accident cérébrovasculaire ou d'un traumatisme ne s'aggrave pas. Au contraire, elle a tendance à s'atténuer avec le temps. Cependant, si l'on constate une augmentation importante des difficultés, il faut alors revoir rapidement le médecin traitant. Toutefois, il peut arriver certains jours que l'aphasie semble temporairement s'accentuer sous l'effet de la fatigue, de l'énervement ou d'une inquiétude passagère. Il ne faut pas s'alarmer outre mesure de ce phénomène: le langage de l'aphasique, encore plus que celui de l'individu en bonne santé, est très sensible aux situations stressantes.
Traitement de l'aphasie

Les neurones touchés ne sont jamais renouvelés. En d'autres termes, la guérison de l'aphasie n'est possible que si de nouvelles connexions se font, ou si les voies nerveuses ne sont que partiellement touchées. Dans ces cas, une rééducation orthophonique est nécessaire pour espérer retrouver un langage proche de la normale. Cette récupération est possible grâce à la capacité du cerveau à créer de nouveaux réseaux neuronaux encore appelée plasticité cérébrale. Ainsi, un patient atteint d'une aphasie de Broca causée par une lésion de l'hémisphère gauche peut recouvrir des capacités d'expression orale à travers le chant. En effet, la mélodie et la musique sont traitées par l'hémisphère droit. À travers une méthode de rééducation appelée la Thérapie mélodique et rythmée (ou melodic intonation therapy), le patient va essayer d'utiliser son hémisphère droit pour dire des phrases avec une intonation musicale (il s'agit d'une façon de rééduquer parmi d'autres).
Bibliographie

André Ombredane, Théophile Alajouanine et Marguerite Durand, Le syndrome de désintégration phonétique dans l’aphasie. Paris, Masson, 1939, 138 p.
André Ombredane, L’aphasie et l’élaboration de la pensée explicite. Paris, PUF, 1951, 440 p.
Théophile Alajouanine, L’aphasie et le langage pathologique. Paris, Ballière, 1968.
André Roch Lecours, Aphasie : querelles. Revue neurologique 1999, vol. 155, no 10 (1 p. 1/4), p. 833-847
Olivier Sabouraud, Le langage et ses maux. Paris, Odile Jacob, 1995, 560 p.

Symptômes aphasiques


Le manque du mot (ou aphasie lethologique1)
L'aphasique éprouve de la difficulté à trouver ses mots, un peu comme quand on a le mot « sur le bout de la langue ». Il arrive parfois à donner un synonyme ou à décrire par une courte phrase ce qu'il cherche à nommer. Souvent, il n'arrive pas à trouver, il « démissionne » et laisse sa phrase inachevée. Il ne s'agit pas d'un trouble de la mémoire en tant que tel mais d'une difficulté à trouver le mot au bon moment. D'ailleurs, le mot cherché peut parfois être produit sans problème, quelque temps après, dans une autre situation.

La réduction de l'expression
L'aphasique ne parle pas beaucoup. La quantité de mots produits est réduite ; il répond souvent aux questions par un « oui » ou un « non », il cherche ses mots et n'arrive pas toujours à faire des phrases. De même qu'il éprouve des difficultés à s'exprimer, il peut aussi éprouver des difficultés à écrire. Parfois, il lui est tout juste possible d'écrire son nom ou de recopier quelques lettres.

La logorrhée
Appelée plus communément "diarrhée verbale", se traduit par un besoin irrésistible de parler, sans pour autant que cela ait du sens, du fait des troubles de compréhension ou/et d'expression.

Le trouble arthrique
La prononciation des sons est anormale ; elle peut être floue ou trop tonique. Habituellement, la personne qui a un trouble arthrique parle plus lentement. Il peut être parfois difficile de la comprendre parce que les sons ne sont pas articulés clairement ou sont déformés.

Les paraphasies
2 principales sortes que sont la paraphasie verbale (mot) et la paraphasie phonémique (son). Quand l'aphasique se trompe de mot (ex. : Passe-moi mes cigarettes - quand il veut dire lunettes) ou qu'il déplace les lettres dans un mot (ex. : culvitateur pour cultivateur), on dit qu'il fait des paraphasies.

Le jargon
On parle de " jargon " ou " jargonaphasie " quand l'aphasique déforme et confond les mots ou même en invente de nouveaux à tel point qu'il devient impossible de le comprendre.

Stéréotypie
Parfois, un aphasique parle très peu et les seuls mots qu'il arrive à produire, quelle que soit la situation, sont toujours les mêmes (ex. : Mon Dieu, Mon Dieu ou ta, ta, ta). Même si on essaie de lui faire dire autre chose, ce sont toujours les mêmes mots ou syllabes qui reviennent.

Trouble de compréhension
L'aphasique a de la difficulté à comprendre ce que les gens lui disent, même s'il entend bien. Certains aphasiques comprennent mieux les phrases courtes que les mots, d'autres interprètent mieux les mots isolés. Ces difficultés peuvent s'appliquer non seulement à ce qui est dit mais à ce qui est écrit: dans ce cas, l'aphasique n'arrive pas à comprendre le sens de ce qu'il lit.
Bon à savoir
Ceux qui utilisent le langage gestuel présentent une aphasie à la suite d'une atteinte cérébrale.

Plusieurs descriptions de cas fournissent des données intéressantes sur l'aphasie observée chez des utilisateurs du langage gestuel. Meckler, Mack et Bennett (1979) ont décrit un jeune homme qui avait été élevé par des parents sourds-muets, et qui était devenu aphasique à la suite d'un accident. Avant l'accident, il communiquait aussi bien par langage par signes que par langage parlé. Après, il éprouvait des troubles tout aussi graves dans son langage parlé que dans son langage gestuel ou que dans son écriture. Il était capable de reproduire des mouvements complexes des mains et des doigts, quand on lui montrait les gestes à accomplir, mais il ne pouvait pas les exécuter de façon spontanée.

Les individus aphasiques bilingues ou polyglottes présentent généralement des atteintes dans toutes les langues qu'ils parlent.

Les personnes qui peuvent parler et écrire dans plus d'une langue ont toujours fasciné les chercheurs spécialistes de l'aphasie. Les lésions du cortex cérébral produisent-elles des dommages similaires dans toutes les langues? Des langues très différentes utilisent-elles les mêmes systèmes neuronaux? Paradis et Goldblum (1989) ont passé en revue de nombreux cas qui ont été publiés; ils ont défini des classes de symptômes et des formes de récupération chez des individus aphasiques bilingues et polyglottes. Il existe différents modes de récupération, mais dans la forme la plus courante, présentée par presque la moitié des cas de sujets bilingues, les deux langues sont affectées de façon analogue, et la récupération est la même dans les deux cas. Cependant, il existe des exceptions à cette constatation : après des dommages cérébraux, certains patients présentent un antagonisme alterné entre les deux langues qu'ils pratiquaient; dans ces cas, les malades passent d'une langue à l'autre.

L’aphasie amnésique


L’aphasie amnésique est due à une lésion du gyrus angulaire. Cette forme d’aphasie se caractérise surtout par un manque du mot avec définition par l’usage, sans trouble de la compréhension. C’est pour cela que l’aphasique amnésique a tendance à interrompre son élocution par la recherche du mot. Dans les cas les plus caractéristiques, le sens des mots dont l’évocation est défectueuse peut n’être que partiellement appréhendé par le malade lorsqu’il les lit ou les entend. Le manque du mot est en général sévère dès qu’on demande à un sujet de dénommer des objets ou images. Il se manifeste d’autant plus lorsque l’on fait appel à un lexique plus précis ou d’usage moins courant.

Par exemple : la montre est dénommée mais son remontoir et sa trotteuse ne le sont pas, ou encore, la fleur est dénommée mais sa tige et ses nervures ne le sont pas. L’aphasique amnésique peut également répondre à une question par une réponse circonlocutoire (c'est-à-dire qu’il décrit un objet par son usage), par exemple, le lavabo : « c’est pour se laver les mains » ou un crayon : « c’est pour écrire ».

L’aphasie transcorticale sensorielle


Elle fait partie des aphasies dites fluentes. Au début du trouble, apparaît un langage fluent comportant des paraphasies sémantiques tandis que la répétition est correcte. Apparaît également un trouble de la compréhension sûrement dû au fait que la lésion concernant cette aphasie se situe en arrière de l’aire de Wernicke. On distingue aussi une atteinte du traitement visuo-verbal (élément d’aphasie optique) et une atteinte du traitement auditivo-verbal.

L'aphasie transcorticale motrice


La lésion concernant cette aphasie atteint le cortex pré-moteur et en particulier l’aire motrice supplémentaire ainsi que le cortex pré-frontal de l’hémisphère gauche. Elle se situe donc dans la région pré-motrice en avant de l’aire de Broca. Elle se caractérise par le contraste entre une réduction massive du langage spontané (pouvant aller jusqu’au mutisme) et la préservation des capacités de répétition qui peut même être écholalique.

On retrouve un patient qui parle peu avec des phrases courtes et pauvres en éléments syntaxiques comme pour Broca. Les traits dominants de l’aphasie transcorticale motrice sont :

le manque d’incitation ;
la réduction du langage ;
l’adynamisme dans l’ensemble des activités quotidiennes de l’aphasique.

L'aphasie de conduction


Les personnes qui souffrent d'une aphasie de conduction se caractérisent par un langage fluent, par la quasi absence de changements dans la compréhension du langage (à part, éventuellement, pour les phrases longues et grammaticalement complexes). Mais ils ont de grandes difficultés à répéter des mots ou des phrases. Quand ces patients essaient de répéter des mots, ils émettent des paraphasies phonémiques, c'est-à-dire des mots aux phonèmes incorrects à la place de sons corrects. Ce symptôme peut affecter la capacité à lire un texte à haute voix, ou à noter par écrit ce qu'on leur dit.

La description de la lésion cérébrale qui est à l'origine de cette forme d'aphasie est encore controversée. L'explication plus fréquemment admise serait la destruction du faisceau arqué, faisceau qui relie l'aire de Wernicke à l'aire de Broca. Dans certains cas, on remarque aussi des lésions dans le cortex auditif, l'insula et la circonvolution supramarginale.

L'aphasie globale


C'est la forme la plus grave de l'aphasie. Chez certains patients, les altérations cérébrales ou la maladie conduisent à une perte totale de la capacité de comprendre le langage ou de parler, de lire ou d'écrire. Ces patients conservent une certaine forme de langage automatique, spécialement des exclamations émotionnelles. Ils ne parviennent à prononcer que très peu de mots, et ne font preuve d'aucun semblant de syntaxe. L'aire cérébrale endommagée est vaste, et comprend de larges zones des cortex frontal, temporal et pariétal, notamment l'aire de Broca, celle de Wernicke et la circonvolution supramarginale. Chez ces patients, le pronostic d'une récupération du langage est extrêmement réservé.

L'aphasie mixte


Aussi appelée globale ou totale.
2 formes: Grande aphasie de Broca avec une atteinte du territoire superficiel et profond de l'artère sylvienne gauche (3/4 des aphasies initiales), aphasie marquée par une inhibition généralisée dans la communication, une apraxie et un trouble de la compréhension orale et non verbale. La 2e forme est la Grande aphasie de Wernicke avec des lésions corticales et sous corticales postérieures gauche, plus fréquemment chez le sujet âgé, pas d'hémiplégie G, expression trop fluente, très jargonnée avec trouble important de la compréhension, on retrouve aussi une apraxie et une hémianopsie et une agnosie visuelle.

L'aphasie de Wernicke


L'aire de Wernicke (du nom du neurologue polonais qui l'a décrite, Carl Wernicke) se situe également dans l'hémisphère gauche du cerveau, dans le lobe temporal (moitié postérieure de la 1re circonvolution temporale, en arrière et en dessous du cortex auditif gauche) . C'est le siège de la compréhension des différents signes du langage. C'est une aire associative qui reçoit des informations d'autres aires cérébrales, comme les aires auditive et visuelle primaires.

Les symptômes de cette pathologie s'opposent presque point par point à l'aphasie de Broca :

la syntaxe et la grammaire ne sont que très peu touchées ;
le débit est rapide, à la limite incontrôlable ; problème de logorrhée (fluence incontrôlable du patient)
le vocabulaire ne perd pas en richesse ;
l'articulation ne pose aucun problème ;
mais le discours peut devenir difficilement compréhensible car des mots ou des propositions s'enchainent sans suite logique.
jargonaphasie, paraphasie, dyssyntaxie, anosognosie et néologisme
le patient n'a aucune conscience de son trouble

L'aphasie de Wernicke peut être distinguée en deux grand types :

à prédominance phonémique, qui se caractérise par des mots déformés (paraphasies phonémiques) ou des néologismes (enchaînement de syllabes formant un mot impossible à rattacher à un mot existant);
à prédominance sémantique, qui se caractérise par une substitution de mots déterminés par une parenté de sens (paraphasies verbales sémantiques).
La parole spontanée comporte des oublis de vocabulaire, des stéréotypies, du jargon, ou des paraphasies. La parole répétée comporte elle, des paraphasies ou est impossible. La compréhension écrite ou orale est perturbée. L'écriture spontanée est également perturbée alors que l'écriture copiée est normale. Il en est de même pour le calcul.

L'aphasie de Broca


Cette aphasie a été mise en évidence par Paul Broca, un chirurgien français, en 1861. Cette pathologie fait suite à des lésions dans l'aire de Broca, l'aire cérébrale chargée de la mise en place des schémas corporels moteurs du langage. Cette aire est située sur l'hémisphère gauche du cerveau chez un droitier, dans le lobe frontal gauche (au pied de la 3e circonvolution frontale-pied de F3).

Une atteinte de cette aire peut entraîner une aphasie de Broca. Le sujet a alors des difficultés à formuler oralement ses idées, alors que celles-ci sont intactes dans son esprit. La compréhension est peu touchée, mais l'expression est diminuée de différentes façons :

le débit est ralenti ; le rythme de parole est haché ;
son vocabulaire est réduit ;
l'articulation est difficile ;
le sujet emprunte un style télégraphique, la syntaxe et la grammaire peuvent perdre en qualité. Par exemple, le sujet établit une conjugaison non adaptée au contexte : s'il veut dire "le chat court", il dira "chat courir". Les contraintes sémantiques ont alors pris le pas sur les contraintes syntaxiques dans les énoncés.

Si la lésion est grave, la pathologie peut évoluer jusqu'au mutisme. L'aphasie de Broca peut être associée à une hémiplégie, du côté droit si c'est l'hémisphère gauche du cerveau qui est lésé. Si l'aphasie est associée à une hémiplégie, elle touchera en général la main droite des droitiers ; pour les gauchers la corrélation est moins systématique.

Le patient est conscient du trouble, il est dans la communication et dans le désir de se faire comprendre, ce qui n'est pas toujours possible et qui, dans le pire des cas, peut entraîner une dépression.

Aires corticales de la parole et du langage chez l'Homme.


Des lésions situées dans la région frontale antérieure, qu'on appelle aire de Broca interfèrent avec la production de la parole; des dommages dans une aire du cortex temporo-pariétal, dite aire de Wernicke, affectent la compréhension du langage; des lésions dans la circonvolution supramarginale perturbent la répétition des paroles entendues. Pour la plupart des individus, ces régions fonctionnelles ne se trouvent que dans l'hémisphère cérébral dominant, c'est-à-dire le gauche chez les droitiers.

Les causes d’une aphasie


un accident vasculaire cérébral (« attaque cérébrale ») : soit un vaisseau saigne et provoque une hémorragie, soit il se bouche et il s'agit alors d'une ischémie
un traumatisme cranio-cérébral (lors d’accident de la route, d’une chute) ;
un processus expansif (une tumeur cérébrale, par ex.) ;
un processus dégénératif (maladie d'Alzheimer, Paralysie supranucléaire progressive, par ex.) ;
une dysplasie du cortex cérébral (Anomalie du développement du cortex cérébral)
une infection (encéphalite).
Les différents types d'aphasie:
Différents types d'aphasie résultent d'atteintes localisées dans des régions particulières du cerveau. Les types d’aphasies classiques les plus connus touchent approximativement la moitié des patients aphasiques.
Aires corticales de la parole et du langage chez l'Homme.

Aphasie


L'aphasie, parfois appelé mutisme dans le langage populaire, est une pathologie du système nerveux central, due à une lésion caractéristique d'une aire cérébrale. Le mot « aphasie » vient du grec « phasis » (parole) et signifie « sans parole ». Ce terme a été créé en 1864 par Armand Trousseau. Depuis cette époque, le mot a pris du sens, en désignant un trouble du langage affectant l'expression ou la compréhension du langage parlé ou écrit survenant en dehors de tout déficit sensoriel ou de dysfonctionnement de l'appareil phonatoire.
À quoi sont dues les aphasies ?
Le cerveau se compose de deux parties, appelées hémisphères cérébraux. Chaque hémisphère contrôle diverses activités. Pour certaines d’entre elles, la participation des deux hémisphères est importante. Le contrôle du mouvement par le cerveau se fait de manière croisée (c'est la latéralisation), c’est-à-dire que l'hémisphère gauche du cerveau contrôle l'hémicorps droit tandis que l'hémisphère droit du cerveau contrôle l'hémicorps gauche. L’hémisphère gauche, dans la majorité de la population, est aussi responsable du langage (expression, compréhension, lecture et écriture), sauf pour certaines langues orientales et extrême-orientales, qui ont un autre mode de fonctionnement (chinois, japonais), et ceci étant dû au système de représentation graphique de la langue qui s'appuie plus sur une idée (idéogramme) que sur un fonctionnement du type un signe égale un phonéme[réf. nécessaire]. Plus spécifiquement, dans environ 90 à 95 % des cas de troubles du langage post-lésionnels (aphasies), le dommage est localisé dans l'hémisphère cérébral gauche. Les atteintes de l'hémisphère droit sont responsables des 5 à 10 % restants des cas d'aphasie.

20‏/04‏/2011

Trouble bipolaire



Les épisodes d'humeur anormale, de manie ou de dépression, chez des personnes atteintes de trouble bipolaire peuvent être prédits par leurs pensées et des comportements actuels, selon une étude britannique publiée dans la revue Psychological Assessment.

Les personnes atteintes de la maladie sont sujettes à des variations d'humeur extrêmes, allant de sommets émotionnels aux affres de la dépression.

Warren Mansell et ses collègues des départements de psychologie des Universités de Manchester et de Lancaster ont mené cette étude avec 50 personnes atteintes de trouble bipolaire suivies pendant un mois. Leurs pensées et leurs comportements étaient liés à aux sautes d'humeur à venir même en tenant compte dans l'analyse des antécédents médicaux.
«Les personnes qui avaient des croyances extrêmes sur leurs états d'âme - par exemples, que leurs humeurs étaient complètement hors de leur contrôle ou qu'elles devaient restées actives tout le temps pour éviter de devenir un échec - ont développé plus de troubles de l'humeur en l'espace d'un mois», explique le chercheur.
Alors que celles qui considéraient leurs émotions comme une réaction normale au stress et pouvaient simplement les laisser passer ou savaient qu'elles pouvaient gérer leur humeur, allaient bien un mois plus tard.

Ces résultats sont encourageants, disent les auteurs, pour les psychothérapies, telles que la psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC), qui visent à aider les gens à parler de leurs humeurs et à changer leurs pensées à leur sujet, commentent les auteurs.

Ces derniers ont mis au point une nouvelle forme de TCC, qu'ils ont nommé TEAMS (pour Think Effectively About Mood Swings). Elle vise à améliorer les thérapies existantes en mettant l'accent sur les problèmes actuels, comme la dépression, l'anxiété et l'irritabilité et en aidant à fixer des objectifs globaux.

L'objectif de cette nouvelle approche est d'encourager les patients à accepter et à gérer une gamme d'émotions normales, comme la joie, la colère et la peur. Elle se rapproche ainsi de l'approche dite de pleine conscience en psychologie cognitive.

19‏/04‏/2011

La maladie de Parkinson pourrait venir d'une déperdition d'énergie cérébrale


Mercredi, 10 Novembre 2010 13:07

WASHINGTON — La maladie de Parkinson pourrait résulter d'une déperdition d'énergie dans le cerveau qui commence des années avant l'apparition des symptômes, selon une nouvelle étude américaine. Si cela se confirme, la stimulation de la production d'énergie dans les cellules cérébrales pourrait retarder l'arrivée de la maladie dont on ne sait aujourd'hui que traiter les effets.

"C'est une observation très importante et intéressante qui ouvre la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques", estime le Dr Flint Beal, du Weill Cornell Medical College de New York, qui n'a pas pris part à l'étude. Selon lui, les scientifiques prévoient déjà des tests cliniques pour vérifier si un traitement actuellement utilisé contre le diabète, la pioglitazone, peut aussi servir contre la maladie de Parkinson, en ciblant un des gènes impliqués.

En jeu, de petites centrales énergétiques qui se trouvent au coeur de la cellule: les mitochondries. Les scientifiques pensent de plus en plus qu'un dysfonctionnement des mitochondries jouerait un rôle dans certaines maladies dégénératives du cerveau. Sachant que les cellules cérébrales représentent environ 2% du poids du corps mais consomment 20% de son énergie, une "fuite" pourrait avoir des conséquences graves à long terme.

"Ce pourrait être l'une des racines de la maladie de Parkinson", estime le Dr Clemens Scherzer, de l'hôpital Brigham and Women de l'université d'Harvard, à Boston.

Dans le monde, cinq millions de personnes, dont environ dont 1,5 million aux Etats-Unis, souffrent de la maladie de Parkinson, qui se caractérise par des tremblements de plus en plus importants et une raideur des membres. Les patients perdent petit à petit leurs cellules cérébrales qui produisent la Glossary Link dopamineDopamine: Neuromédiateur synthétisé par certaines cellules nerveuses dites dopaminergiques surtout localisées au niveau du locus niger. , une substance chimique clé du circuit de contrôle de la motricité. Il n'existe aucun traitement, même si la dopamine et l'implantation d'électrodes dans le cerveau peuvent soulager certains symptômes.

A l'heure actuelle, personne ne connaît l'origine de la maladie de Parkinson. Pour trouver des indices génétiques, le Dr Scherzer a réuni une équipe de chercheurs internationaux qui ont étudié plus de 300 échantillons de tissu cérébral provenant de patients parkinsoniens, de patients sans symptômes mais dont le cerveau montrait des signes débutants de maladie de Parkinson et de personnes dont le cerveau semblait normal.

Ils ont même découpé au rayon laser les neurones producteurs de dopamine dans la région la plus touchée du cerveau, la substance noire, et ont examiné l'activité génétique: l'équipe a découvert dix séries de gènes fonctionnant en sous-régime chez les patients parkinsoniens, des gènes qui jouent différents rôles dans la production d'énergie mitochondriale. Ces gènes étaient également paresseux chez les personnes présentant des signes avant-coureurs de Parkinson.

Et tous étaient sous le contrôle de ce que le Dr Scherzer appelle un gène régulateur supérieur, le PGC-1alpha, responsable de l'activation de beaucoup d'autres gènes qui maintiennent et réparent les centrales énergétiques mitochondriales.

Pourrait-on alors pousser en régime le PGC-1alpha pour stimuler les gènes mitochondriaux et protéger le cerveau? Pour le savoir, les chercheurs ont testé les neurones producteurs de dopamine chez des rats traités de façon à déclencher une lésion similaire au Parkinson. Et cela n'a pas manqué: stimuler le gène régulateur supérieur a prévenu cette lésion.

On savait qu'une forme rare et héréditaire de la maladie de Parkinson était due à un gène mutant impliqué dans l'activité mitochondriale. Un pesticide, la roténone, qui peut tuer les cellules à dopamine et déclencher des symptômes du Parkinson chez l'animal, est par ailleurs toxique pour la mitochondrie, tout comme le MPTP, une autre substance chimique qui déclenche aussi le Parkinson.

"Il va devenir de plus en plus difficile de penser que les mitochondries ne jouent qu'un rôle secondaire dans la maladie de Parkinson", estime pour sa part le Dr Timothy Greenamyre, de l'université de Pittsburgh.

Le Dr Beal dirige de son côté une étude sur l'impact de hautes doses d'un nutriment, le coenzyme Q10, considéré comme important dans la production d'énergie mitochondriale. Les résultats sont attendus pour 2012.

Mais le Dr Scherzer avertit: les patients parkinsoniens ont en moyenne perdu 70% de leurs neurones dopaminergiques au moment du diagnostic. Si colmater une fuite d'énergie cérébrale peut changer quelque chose, il faudra trouver un moyen de dépister le Parkinson beaucoup plus tôt. "Je ne crois pas qu'on puisse remonter le temps", souligne-t-il. AP

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5gMAT7zC4OhgsTjy_EP9SaX4zBztw?docId=5052990

De Lauran Neergaard

Des neurones « bilingues » révélateurs des secrets des maladies du cerveau ? Des neurones « bilingues révélateurs des secrets des maladies du cerveau



Une équipe composée de chercheurs de l'Université de Montréal et de l'Université McGill ont découvert une forme de « bilinguisme cellulaire » – un phénomène qui permet à un même neurone d'employer deux modes de communication différents pour échanger de l'information. « Nos travaux pourraient faciliter l'identification des mécanismes qui perturbent la fonction des neurones dopaminergiques, sérotoninergiques et cholinergiques dans des maladies comme la schizophrénie, la maladie de Parkinson et la dépression », ont écrit le Dr Louis-Eric Trudeau du Département de pharmacologie de l'Université de Montréal et le Dr Salah El Mestikawy de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas et professeur au département de psychiatrie de McGill. La découverte a été publiée dans la revue Nature Reviews Neuroscience.

Leurs résultats démontrent que de nombreux neurones du cerveau sont en mesure de contrôler l'activité cérébrale en utilisant simultanément deux messagers chimiques ou neurotransmetteurs. Cette activité s'appelle « cotransmission ». Selon le Dr Trudeau, « les neurones du système nerveux, tant dans le cerveau que dans le système nerveux périphérique, sont typiquement caractérisés par le transmetteur principal qu'ils utilisent». Par exemple, les neurones dits dopaminergiques utilisent la Glossary Link dopamineDopamine: Neuromédiateur synthétisé par certaines cellules nerveuses dites dopaminergiques surtout localisées au niveau du locus niger. comme transmetteur, et communiquent ainsi de l'information importante pour de nombreux phénomènes comme la motivation et l'apprentissage.

Le dysfonctionnement de ces neurones est impliqué dans de graves maladies du cerveau, telles que la schizophrénie et la maladie de Parkinson. « Nos travaux récents, effectués en partie en collaboration avec le Dr Laurent Descarries de l'Université de Montréal, démontrent que les neurones dopaminergiques utilisent le glutamate comme deuxième transmetteur. Ils sont ainsi capables de transmettre deux types de messages dans le cerveau, selon deux échelles de temps, l'une rapide pour le glutamate, l'autre plus lente pour la dopamine. »

D'autres travaux, effectués par les chercheurs de l'équipe du Dr Salah El Mestikawy de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas ont montré que ce bilinguisme était observé également dans les neurones du cerveau qui utilisent la sérotonine, une population de cellules qui communiquent de l'information importante pour le contrôle de l'humeur, l'agressivité, l'impulsivité et la prise alimentaire, mais aussi dans ceux qui utilisent l' Glossary Link acétylcholineAcétylcholine : Neuromédiateur identifié dans le système nerveux central et végétati où il assure notamment la transmission au niveau des ganglions et de la jonction neuromusculaire. , un messager important pour la motricité et la mémoire, et dont les fonctions sont débalancées dans la maladie de Parkinson, par les médicaments antipsychotiques et par la dépendance aux drogues d'abus.

Des travaux effectués en collaboration avec leur collègue, le Dre Åsa Wallen-Mackenzie de l'Université d'Uppsala en Suède, publiés récemment dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, ont permis de suggérer que la sécrétion de glutamate par les neurones dopaminergiques pourrait par exemple être impliquée dans les effets sur le comportement de psychostimulants comme l'amphétamine et la cocaïne. « Nous en savons très peu sur le rôle de la co-transmission dans la régulation des comportements et dans les maladies, ce qui doit être le sujet d'études futures », a fait néanmoins prévaloir le Dr Trudeau.

Les travaux ont été financés par des subventions octroyées par le National Alliance for Research on Schizophrenia and Depression, les Instituts de Recherche en Santé du Canada, The Swedish Foundation for International Cooperation in Research and Higher Education et l'Agence Nationale pour la Recherche (France).


Personnes-ressource :
William Raillant-Clark
Attaché de presse international
Université de Montréal
Tél. : 514 343-7593
w.raillant-clark@umontreal.caCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.



sources : http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20110318-des-neurones-bilingues-revelateurs-des-secrets-des-maladies-du-cerveau.html



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23‏/03‏/2011

Radioactivité



Avant l'arrivée prévue de particules radioactives sur la France venant du Japon, Nicolas Foray, chercheur à l’INSERM, radiobiologiste, spécialisé dans les questions sur les fortes et faibles doses de radiation, explique que "la sensibilité à la radioactivité dépend de facteurs génétiques"
L’IRSN et la CRIIRAD estiment pour le moment que le panache radioactif résultant des rejets des réacteurs de Fukushima qui pourrait atteindre la France mercredi ou jeudi prochain ne présente aucun risque, partagez-vous leur avis ?
- Oui, totalement. Il faut savoir que les particules qui peuvent arriver sont de l’ordre de 10 à 1 millions de fois moins radioactives que nous même. En effet, nous émettons naturellement de la radioactivité. On estime qu’un homme de 80 kilos émet 8.000 particules radioactives par seconde, soit 8.000 bécquerels (bq), alors que les particules qui pourraient arriver sont de 1/1000 bq.
Le risque est donc de zéro ?
- Le risque n’est jamais de zéro. A partir du moment où les particules sont présentes, elles peuvent toujours nous atteindre. Le risque de ces particules, c'est qu'elles peuvent casser l’ADN ou les cellules et dériver en cancer. Mais ce risque est très relatif, ce qui le rend minimal. Par comparaison, un individu a plus de chance d’avoir un cancer en prenant le métro, et en étant au contact de personnes qui émettent de la radioactivité, qu’avec l'arrivée de ces particules. Il faut aussi ne pas oublier que les rejets radioactifs de Fukushima sont 1.000 fois moins radioactifs que ceux de Tchernobyl.
Les scientifiques estiment qu’il y a une dose minimale en dessous de laquelle il n’y aurait pas de risque. Est-on sûr de la fiabilité de cette mesure ?
- Effectivement, cette valeur est discutable. Il faudrait alors déterminer la nature et la proportion de ces risques. Cette question est un vrai débat, car plus la dose est faible, plus les effets sont difficiles à analyser.
Le problème de la dose minimale, c’est qu’elle n’a pu être établie qu’à partir d’événements comme Hiroshima et d’expériences sur les animaux. Mais Hiroshima ne permet pas de faire une généralisation et on sait que les conclusions faites sur les animaux ne sont pas forcément applicables aux humains.
Ce qu’on sait, c’est que la radioactivité naturelle d'un Français est d’environ 2,4 mSv/an en France alors qu’elle est de 20 mSv/an en Iran ou au Brésil. Les Iraniens et les Brésiliens n’ont pas plus de cancer que les Français, cela montre qu’entre 0 et 20mSv/an, il n’y a pas de risque.

L’accident de Fukushima pose vraiment la question de ce seuil et va apporter de nouvelles données sur la radioactivité. Les Japonais que se trouvent à proximité de la centrale sont exposé à des doses "non négligeables", qui vont permettre à l'avenir de mieux déterminer la dose minimale. Mais les français sont eux exposé à une dose négligeable.
Sommes nous tous égaux face aux émissions radioactives ?

- En radiothérapie, nous avons pu observer que certaines personnes sont plus "susceptibles" à la radioactivité que d’autres. La sensibilité à la radioactivité dépend de facteurs génétiques. La grande question est : comment détecter les personnes qui sont très susceptibles ? Et peut-on se permettre d’établir des discriminations entre les personnes selon leur susceptibilité ? Ces questions entraînent de vrais débats éthiques et pratiques, dont les philosophes et les pouvoir publics devraient s’emparer. En tout cas, ce constat ne doit pas alarmer.
Sources:
Interview de Nicolas Foray par Héloïse Leussier

(le mardi 22 mars 2011)