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16‏/02‏/2011



Figure mythique du milieu littéraire français, il a été membre de l'Académie Goncourt pendant trente ans avant d'en démissionner pour raisons de santé.
L'écrivain français François Nourissier est mort mardi à l'âge de 83 ans, a-t-on appris mercredi auprès de l'Académie Goncourt. Il en fut membre pendant une trentaine d'années avant d'en démissionner en 2008 pour raisons de santé.
Touché par la maladie de Parkinson, il a baptisé son affection "Miss P.".

Les dates de sa vie
1927 Naissance à Paris.
1951 L'Eau grise.
1963 Un petit bourgeois.
1958 Conseiller littéraire chez Grasset.
1966 Grand prix du roman de l'Académie française.
1968 Aragon démissionne du jury Goncourt, le prix n'ayant pas été accordé à Nourissier pour Le Maître de maison.
1977 Entre à l'académie Goncourt.
1996 Président de l'Académie.
2000 A défaut de génie (mémoires).
2008 Se retire de l'Académie Goncourt.
Ex-président de l'Académie Goncourt, dont il est élu membre en 1977, il est l'auteur de plusieurs romans, dont Une histoire française (Grand prix du roman de l'Académie française), La Crève (prix Femina), L'eau grise ou encore Un petit bourgeois.
"Il peine à reconnaître les siens"

"J'ai des nouvelles de François Nourissier par ouï-dire, ses amis souffrent de lui rendre visite, il est à l'hôpital dans une chambre qu'il partage avec quelqu'un d'autre, il peine à reconnaître les siens, peut-être aura-t-il passé l'arme à gauche lorsque paraîtra la présente chronique...", écrivait déjà en 2009 Frédéric Beigbeder dans une chronique pour Lire.

En 2008, Nourissier confiait à L'Express quelques phrases sur sa jeunesse et sa carrière: "J'étais un jeune écrivain français qui allait se trouver embringué dans des circonstances de prix, de candidatures, de glorioles - en route vers la 'gloigloire', comme disait Montherlant. C'était évident, à voir comment je me comportais, il y avait là-dedans de la revanche, de la moquerie... Mais les choses ne se passent jamais comme on le prévoit. Ça se met un petit peu en place à un moment de la vie, ça se déplace si on attend trop, ça se replace si on a la longévité."

Marié à trois reprises, il était père de trois enfants.
Une cérémonie aura lieu au cimetière parisien du Père Lachaise, vendredi à 14h00.

24‏/01‏/2011

Aigle noir



Aigle noir

L’Aigle noir (Ictinaetus malayensis) est une espèce de rapace de la famille des Accipitridae.

C'est un grand rapace de 70 à 80cm de longueur. Les adultes ont un plumage entièrement noir, avec la cire (base du bec) et les pattes jaunes. Les ailes ont de très longues plumes internes serrées qui lui donnent une forme distinctive. La queue montre de légères rayures et son dessus est un peu plus pâle. Lorsqu'il est perché, le bout des ailes peut atteindre ou dépasser le bout de la queue. Les ailes sont tenues en V peu marqué en vol. Par les après-midis chauds, on peut le voir survoler la cime des arbres à la recherche d'un nid à marauder. Il est alors facilement reconnaissable à sa couleur noir de jais, à sa grande taille et à son vol lent caractéristique juste au-dessus de la canopée.

Les deux sexes sont semblables, mais les jeunes ont la tête, le ventre et le dessous des ailes chamois

On le trouve en Asie tropicale. La sous-espèce I. m. perniger vit dans les contreforts de l'ouest de l'Himalaya au Népal, dans les forêts des Ghâts occidentaux et orientaux dans la péninsule indienne et au Sri Lanka. On le trouve également dans la chaîne des Ârâvalli au nord-ouest de l'Inde. La forme nominale I. m malayensis se trouve en Birmanie, au sud de la Chine (Yunnan, Fujian), à Taïwan et dans la péninsule malaise. Il est en général sédentaire et on ne l'a jamais observé migrer.

Il se nourrit de mammifères, d'oiseaux et d'œufs. C'est un important prédateur de nids connu pour son vol lent un peu au-dessus de la canopée. En raison de sa capacité à rester en vol pendant de longues périodes sans grands efforts, les habitants de Darjeeling en Inde disent souvent qu'il ne se pose jamais. Avec le Milan à queue fourchue, il partage l'habitude unique d'emmener un nid entier avec oisillons. Les écureuils, les macaques et de nombreuses espèces d'oiseaux émettent un cri d'alarme lorsque ces oiseaux sont repérés survolant la forêt. L'Écureuil géant de l'Inde et les jeunes Macaques à bonnet sont des proies pour eux

18‏/01‏/2011



03‏/01‏/2011

La Seine en Janvier 2010



We can see the Eiffel Tower after the bridge, and the boats in middle of the river Seine, about the level of waters!
We are on 3rd of January 2010-

25‏/12‏/2010

The animals cannot speak for themselves and rely on us to speak for them.





Trust....Affection....Friendship...
George Adamson and Boy the Lion taking a nap in the shade of a tree.
NO other human has ever established the loyalty, friendship and trust of lions
that are living wild and still retained this absolutely remarkable, intimate relationship.
It takes a truly exceptional, intuitive human. Sadly we shall never see this kind of person again.

20‏/12‏/2010

Eclipse totale de Lune mardi, éclipse solaire partielle à venir



L'éclipse sera observable pendant plus d'une heure de 8H41 à 9H53 à Paris dans la nuit du 20 au 21 décembre. La première éclipse solaire de 2011 aura lieu le 4 janvier prochain.Une éclipse totale de Lune devait être visible mardi à partir de (8h41 heure de Paris) en Amérique, Europe de l'Ouest et une partie de l'Asie, si le ciel est clair.
Le 4 janvier, c'est la Lune qui cachera partiellement le soleil pour une partie de la population du globe.


De l'Amérique du Nord à l'Islande, l'éclipse totale de Lune sera observable pendant plus d'une heure (de 8H41 à 9H53 à Paris) dans la nuit du 20 au 21 décembre. Elle est "parfaitement située pour l'Amérique du Nord, le Groenland et l'Islande", précise l'astronome américain Fred Espanak.
En France métropolitaine, elle ne sera visible que brièvement le matin avant le lever du Soleil. "A Paris et dans la région parisienne on pourra observer une Lune éclipsée se couchant à l'ouest alors que le Soleil se lève à l'est et donc voir les deux astres en même temps", précise l'Institut français de mécanique céleste (IMCCE).
Une éclipse de Lune ne peut avoir lieu qu'au moment de la Pleine Lune. Lorsque Soleil, Terre et Lune sont bien alignés, l'astre de nuit peut être momentanément privé de la lumière solaire s'il passe dans le cône d'ombre de la Terre.
Invisible

La Lune devrait être invisible lorsque la totalité du disque lunaire est dans l'ombre de la Terre. Mais il n'en est rien. Elle devient rougeâtre, car l'atmosphère terrestre dévie les rayons du Soleil qui frôlent la Terre. La couleur rouge du spectre de la lumière solaire étant la plus déviée, c'est dans les teintes rougeâtres qu'apparaît le disque lunaire.
La couleur exacte, qui varie de l'orange clair au rouge sombre, dépend de la composition (présence de poussières...) de l'atmosphère terrestre, de l'activité solaire et de la distance Terre-Lune.

La Lune commencera à entrer dans l'ombre de la Terre mardi à 7H33. Cette ombre, aux contours très nettement visibles à l'oeil nu, progressera sur le disque lunaire jusqu'à le couvrir totalement de 8H41 à 9H53. L'éclipse sera ensuite à nouveau partielle jusqu'à 11H01. La Lune devra encore traverser le cône de pénombre de la Terre avant de retrouver sa pleine luminosité.
En Europe de l'Ouest et à l'est du continent sud-américain, seules les premières phases de l'éclipse seront visibles avant le coucher de la Lune, alors que le Japon ne profitera que des dernières étapes après son lever.
Les éclipses de Lune ne présentent aucun risque pour les yeux contrairement aux éclipses solaires. Pour observer ces dernières, le port de lunettes spéciales est recommandé.
Eclipse solaire à venir

La première éclipse solaire partielle de l'année 2011 aura lieu le 4 janvier. Par beau temps, elle sera visible en Europe, avec un maximum au nord de la Suède (à 8H50 GMT), en Afrique du Nord, au Proche-Orient et en Asie centrale.

En France métropolitaine, plus de la moitié voire les deux tiers du disque solaire devraient être masqués par la Lune aux alentours de 8H00 GMT (9H00 heure de Paris).

Quatre éclipses solaires partielles et deux éclipses lunaires totales sont prévues en 2011, une combinaison rare qui ne se produira que six fois au cours du 21e siècle.

11‏/12‏/2010

Le monde littéraire célèbre le bicentenaire d’Alfred de Musset



En ce 11 Décembre, le monde littéraire célèbre le bicentenaire d’Alfred de Musset, né un 11 décembre 1810. Ce poète est considéré comme un des grands écrivains romantiques français. l a notamment écrit “que Aimer est quelque chose et le reste n’est rien”. ou encore “Le plaisir des disputes”, “c’est de faire la paix”.

Né le 11 décembre 1810 à Paris, mort le 2 mai 1857, Alfred de Musset est issu d’une famille aisée. Après de très bonnes études au lycée Napoléon (collège Henri-IV), il se destine à la littérature.

Après avoir mené une adolescence dissipée de dandy, Il entreprend des études de droit et de médecine, qu’il ne termine pas. Admis à dix-huit ans au Cénacle romantique chez Hugo et chez Nodier, où il rencontre notamment Vigny, Mérimée et Sainte-Beuve, il en devient l’enfant terrible.

Brillant, il publie son premier recueil de vers, Contes d’Espagne et d’Italie en 1829 et remporte un succès immédiat. Il connaît une infortune relative avec ses pièces de théâtre. La mort de son père en 1832 laisse sa famille sans ressources : il décide donc de se consacrer entièrement à la littérature et à en faire son métier.

Profondément blessé par l’échec de ses deux premières pièces de théâtre, il décide alors que les pièces qu’il écrirait seraient désormais destinées non pas à la représentation, mais exclusivement à la lecture !

Regroupées sous le titre Un spectacle dans un fauteuil, les comédies de moeurs romantiques qu’il publie entre 1932 et 1934, À quoi rêvent les jeunes filles, la Coupe et les Lèvres et Namouna traduisent bien son choix d’écrire un théâtre destiné à être lu chez soi. Les Caprices de Marianne en 1833, Fantasio et On ne badine pas avec l’amour en 1834 voient le jour sous la forme de livrets.

En 1833, il rencontre George Sand. Ils partent ensemble pour Venise de décembre 1833 à avril 1834 mais Musset en reviendra seul, le coeur brisé. Cette période passionnée de sa vie sera à l’origine de la Confession d’un enfant du siècle publiée en 1836.

Musset n’a pas trente ans et il a déjà publié toutes ses grandes oeuvres. Il se laisse aller à la paresse et à la débauche. Le succès au théâtre de ses comédies, qui n’avaient pas été écrites pour la scène Un caprice triomphe à la cour de Russie, puis à Paris, en 1847, son élection à l’Académie française en 1852 ne l’incitent pas à de nouveaux efforts. Il meurt à Paris, épuisé par des excès de tous genres, le 2 mai 1857, n’ayant écrit, dans ses quinze dernières années, que quelques nouvelles et quelques pièces de vers.

Il est l’auteur entre autre de :

* Contes d’Espagne et d’Italie
* Mardoche
* Rolla
* Les nuits
* Confession d’un enfant du siècle
* Lorenzaccio
* Comédies et proverbes
* On ne badine pas avec l’amour
* Il ne faut jurer de rien,
* Le chandelier
* Les caprices de Marianne

Tristesse

J’ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté ;
J’ai perdu jusqu’à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.

Quand j’ai connu la vérité, j’ai cru que c’était une amie ;
Quand je l’ai comprise et sentie,
J’en ai été dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d’elle
Ici bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu’on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d’avoir quelques fois pleuré.

Alfred de Musset

26‏/10‏/2010

La France adopte la consultation médicale par Internet



HÔPITAL EUROPÉEN GEORGE-POMPIDOU (PARIS XVe), EN AVRIL. Dans cet établissement, près de 640 patients bénéficient déjà de la consultation à distance.
Un décret public au Journal officiel vient d'autoriser la médecine par Internet. Objectif : permettre à des patients isolés d'avoir accès à des diagnostics ou à des suivies plus rapides. Les généralistes sont sceptiques.
Un diagnostic en un seul clic, c’est à présent possible. Déjà en place dans de nombreux pays comme la Suisse ou la Suède, la téléconsultation — via le Web — est officiellement autorisée en France. Un décret encadrant cette pratique vient d’être publié au « Journal officiel ».
« Avec ce décret, précise la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot , on donne la possibilité au patient de bénéficier d’une consultation en ligne. » Le but de l’opération est de mettre un terme à la désertification médicale dont souffrent certaines régions, où il faut parfois faire 50 km pour rencontrer un spécialiste.
Du côté du Conseil national de l’ordre des médecins, on se réjouit de la publication de ce texte qu’on attendait depuis plusieurs mois. En revanche, le syndicat des médecins libéraux en médecine générale n’est pas du même avis. « Je suis opposé à cette médecine fast-food, critique le docteur Michel Combier, responsable de ce syndicat. Cela va poser des problèmes lourds avec des risques de mauvais diagnostic ou de mauvaise prescriptions. » Car les médecins « on line » pourront aussi faire des ordonnance à leurs « e-patients ». Ce ne sera pas gratuit pour autant. Même si rien n’est arrêté, la « téléconsultation » pourrait coûter 22 €… remboursable ou pas en fonction de la densité des médecins dans votre région. « Toutefois, il ne faut pas confondre téléconseil et téléconsultation », rassure le docteur Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l’ordre des médecins. Dans le premier cas, on demande des conseils sur Internet et ensuite on va voir un médecin dans son cabinet.
La téléconsultation, elle, supposera obligatoirement un examen du patient, avant ou après. Et Jacques Lucas de préciser « On ne pourra pas faire son petit truc dans son coin. Les patients isolés géographiquement iront auprès de regroupements de docteurs — petites cliniques, cabinets médicaux équipés avec le matériel nécessaire — et entreront en contact avec les experts des grands groupes hospitaliers qui seront eux aussi équipés. Les malades seront accompagnés. Il ne s’agit pas de déshumaniser la médecine. »

11‏/09‏/2010

Le mariage ? «Un acte de bravoure»


Le mariage d'amour est-il une folie vouée à l'échec ou au contraire la dernière aventure révolutionnaire de notre société ? Réponses très contradictoires du philosophe Pascal Bruckner et de la journaliste Laurence Ferrari, qui ont en commun la passion... des mots.
Le mariage d’amour est-il une folie vouée à l’échec ou au contraire la dernière aventure révolutionnaire de notre société ? Réponses très contradictoires du philosophe Pascal Bruckner et de la journaliste Laurence Ferrari, qui ont en commun la passion… des mots.

Paru le 11.09.2010 , par Propos recueillis par Isabelle Girard Le mariage d’amour est-il une folie vouée à l’échec ou au contraire la dernière aventure révolutionnaire de notre société ? Réponses très contradictoires du philosophe Pascal Bruckner et de la journaliste Laurence Ferrari, qui ont en commun la passion… des mots.

Paru le 11.09.2010 , par Propos recueillis par Isabelle Girard

(1/4)

Madame Figaro. – Face à Laurence Ferrari, mariée il y a tout juste un an, future mère pour la troisième fois dans deux mois, continuez-vous, Pascal Bruckner, à vous demander si le mariage d’amour a échoué ?
Pascal Bruckner. – Dans mon livre (1), je ne remets en cause ni le mariage ni l’amour, mais la liaison entre l’institution et le sentiment qui n’a pas donné les fruits que l’on espérait. Ce livre est un constat lucide sur l’état du mariage. Au XVIIIe siècle, les réformateurs du mariage et les révolutionnaires ont constaté que la vie affective et familiale était un champ de ruines. Pour tenter de corriger ces dérives de la vie conjugale, ils insistent sur l’obligation de privilégier dans le mariage l’affection réciproque. À la fin du XIXe siècle, chacun milite pour que le mariage soit d’amour, pensant qu’il va renforcer la cohésion du couple, supprimer la prostitution et les infidélités. Cela n’a pas été tout à fait le cas.

Pourquoi ?
P. B. – L’institution était bloquée par l’indissolubilité du mariage. Le premier progrès fut d’arracher le mariage à l’Église et de permettre le divorce. Institué en France par la révolution de 1792, il est supposé rendre au mariage sa fluidité, ne plus en faire une prison à vie.

Laurence Ferrari. – Le divorce sera remis en cause par Napoléon, le code civil consacrant le statut de mineure à l’épouse…

P. B. – Il sera aboli par la Restauration et rétabli par la IIIe République. Une fois simplifié et autorisé dans nos pays, le divorce connaît un triomphe. En 1965, 10 % des couples divorçaient. En 2007, un couple sur deux. Plus on émancipe le sentiment, plus on tient compte de l’affectivité des amants ou des conjoints et, paradoxalement, plus
on fragilise l’institution du mariage. C’est cette évolution paradoxale que j’ai voulu étudier.

L. F. – Je ne suis pas d’accord avec vous. Il n’y a pas d’échec du mariage d’amour. Si on tient compte, aujourd’hui, des deuxièmes et même des troisièmes mariages, on constate que sur un demi-siècle les courbes restent stables.

P. B. – L’échec relatif du mariage d’amour ne remet pas en cause le mariage ou la possibilité de vivre en couple dans le concubinage, l’union libre ou le Pacs. Le Pacs, créé à l’origine pour garantir aux couples homosexuels la transmission des biens, a été adopté par les hétéros qui le préfèrent souvent au mariage. Pourquoi ? Parce que c’est un mariage sans engagement.

Êtes-vous d’accord avec cela ?
L. F. – Ce qui demeure embarrassant, c’est qu’il n’existe pas de mot pour désigner son compagnon lorsque l’on est pacsé. Même Simone de Beauvoir appelait Nelson Algren, son amant américain, « mon mari », ce qui est le comble. Que dit-on ? Mon ami, mon mec, mon fiancé…

P. B. – Le mot « fiancé » est intéressant. Il signifie que ce à quoi nous rêvons tous est d’un mariage qui ne serait pas accompli dans ses formes officielles, qui serait toujours à l’état d’embryon, de commencement miraculeux ; demeurer des amants éternellement.

L. F. – Il est vrai qu’à la fin du XIXe siècle, compte tenu de l’espérance de vie, on s’engageait pour moins longtemps qu’aujourd’hui…

P. B. – Les femmes mouraient plus jeunes, souvent en couches. Une étude montre que finalement la durée des mariages au XVIIIe siècle était à peu près la même qu’aujourd’hui.

L. F. – Et je suis certaine que le nombre des infidélités également. La possibilité de se séparer ne rend pas les gens plus fidèles.

P. B. – 40 % des divorces sont prononcés pour cause d’adultère. La grande nouveauté, c’est que l’adultère est aujourd’hui partagé de la même manière par les hommes et les femmes. Devenues financièrement indépendantes et disposant de la maîtrise de la procréation, les femmes sont totalement libres. Là, résident les vraies révolutions.

(1) Le Mariage d’amour a-t-il échoué ? (éd. Grasset).