En général, l’analyse des lymphocytes T spécifiques repose sur la mesure des cytokines produites après activation par l’antigène ; il s’agit d’une analyse indirecte, dont les résultats peuvent varier. Une autre approche plus directe consiste à fabriquer des tétramères formés de molécules du MHC et de l’antigène, tétramères qui permettent la visualisation directe des lymphocytes T spécifiques de l’antigène, quel que soit leur sous-type et sans qu’il soit nécessaire de les activer. Mais on s’est heurté à des difficultés pour fabriquer des complexes stables formés de molécules de MHC II (le type de MHC reconnu par les CD4) et d’antigènes tumoraux. C’est là que se situe la découverte nantaise : l’équipe INSERM a modifié l’antigène tumoral utilisé dans la fabrication des tétramères en ajoutant une queue de polyhistidine (His-tag) qui permet la purification des complexes stables. Et, de fait, l’équipe a démontré que les nouveaux tétramères se lient de façon stable aux lymphocytes T CD4 spécifiques de l’antigène vaccinal.
› Dr EMMANUEL DE VIEL
ليست هناك تعليقات:
إرسال تعليق