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02‏/11‏/2008

Taha Hussein








Taha Hussein

Taha Hussein est sans doute le plus grand écrivain arabe de son temps. Né dans un pauvre village de Moyenne-Égypte en 1889, devenu aveugle à l’âge de trois ans, il fit ses études à la célèbre université du Caire, Al Azhar, puis à la toute jeune université égyptienne, avant de faire sa thèse à la Sorbonne en 1919, thèse consacrée à Ibn Khaldoun.

Sa petite-fille, Amina, conservateur en chef au Musée des Arts asiatiques Guimet à Paris, dresse le portrait de son grand-père dont le destin fut incroyable : comment un jeune enfant aveugle devint ministre de l’Education et mourut (en 1973), comblé d’honneurs avec une œuvre traduite dans le monde entier.

André Miquel est professeur honoraire au Collège de France, titulaire de la chaire de Langue et littérature arabes classiques, traducteur des Mille et Une Nuits dans l’édition La Pléiade. Il évoque l’oeuvre considérable de Taha Hussein en insistant sur son originalité et sa carrière universitaire mouvementée. Il montre également combien Taha Hussein était désireux de faire dialoguer la culture occidentale et la culture arabe, montrant ainsi un islam ouvert.

Taha Hussein a rédigé sa biographie sous le titre : Le Livre des Jours, ouvrage qui connait un rayonnement universel, préfacé par André Gide.

Rencontrer Taha Hussein était un honneur pour tous les occidentaux qui passaient au Caire. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter le témoignage de Jean Cocteau et celui d’André Gide. Plusieurs lectures de ces écrivains sont ici proposées :

- lecture d’un extrait de Maalesh, journal d’une tournée de théâtre de Jean Cocteau (éd. Gallimard) ;
- lecture d’une correspondance échangée entre André Gide et Taha Hussein (qui voulait traduire en arabe La porte étroite) (lettres éditées par le bulletin des amis d’André Gide, vol 114/115, avril juillet 1997) ;
- lecture de la préface d’André Gide au Livre des Jours de Taha Hussein (éditions Gallimard) ;
- lecture du Livre des Jours : début de l’ouvrage.

L’artiste Marguerite Bordet : dessins pour l’Egypte
Amina Taha Hussein-Okada, en compagnie de l’artiste Marguerite Bordet
Amina Taha Hussein-Okada, en compagnie de l’artiste Marguerite Bordet

L’artiste peintre, sculpteur, dessinateur, Marguerite Bordet a rencontré Taha Hussein en 1951 lorsqu’elle séjournait en Egypte. Des liens amicaux se sont noués entre Marguerite Bordet, Taha Hussein et sa femme Suzanne. Entre 1952 et 1954, l’artiste est retournée plusieurs fois en Egypte tandis que le couple Taha Hussein était reçu chez elle à Paris, avec leurs deux enfants, Claude Taha Hussein et sa soeur Amina.
Femmes égyptiennes, par Marguerite Bordet
Femmes égyptiennes, par Marguerite Bordet

Lors de ses séjours, elle réalisa toute une série de dessins représentant essentiellement des femmes (voilées, car elle pensait à cette époque qu’on ne verrait bientôt plus de femmes voilées !) et des enfants. Taha Hussein l’invita à nouveau en Egypte pour être membre d’un jury de sculptures et elle exposa, en 1954, au Caire, l’ensemble de ses dessins égyptiens. En 2000, elle offrit la majeure partie de cette collection de dessins ainsi que plusieurs sculptures à l’Ambassade d’Egypte à Paris. On voit ici, sur cette photo, Marguerite Bordet en compagnie de la petite-fille de Taha Hussein, Amina Okada.

Biobliographie de Taha Hussein :
- Le Livre des jours, Gallimard, 1984 ;
- La grande épreuve, Vrin, 2000 ;
- La traversée intérieure, Gallimard, 1992 ;
- Au-delà du Nil, avec la participation d’André Miquel, Gallimard, 1990.

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