Du XIIe au XVIIe siècle, Le Canon de la Médecine sera reconnu comme le fondement de la médecine pour les praticiens, il alimentera l'enseignement et la pratique médicale en Europe jusqu'au début de la Renaissance. Entièrement traduit en latin par Gérard de Crémone entre 1150 et 1187 et imprimé pour la première fois dans une version en hébreu à Milan en 1473, puis à Venise en 1527 et à Rome en 1593.
Le Canon eut un tel succès qu'il évinça les travaux faits avant lui par Razes (850-926), Haly-Abbas (930-994) et Abulcassis (936-1013) et ceux faits après lui par Ibn-Al-Nafis (1210-1288).
Une première contestation du Canon apparaîtra à la Renaissance : Léonard de Vinci rejette l'anatomie selon Avicenne et Paracelse brûle le Canon à Bâle. Mais c'est surtout à partir de la description de la circulation sanguine par Harvey en 1628 que le Canon apparaîtra dépassé.
• Kitab Al-Chifaa (Le Livre de la guérison de l'âme) est une œuvre philosophique dans laquelle on trouve des écrits à partir de traductions de textes anciens sur les sciences naturelles, les mathématiques ou encore la métaphysique auxquelles Avicenne a ajouté ses propres observations ou commentaires. Il décrit la descente de l'Ame dans le Corps, en provenance de la plus Haute Sphère qui est sa demeure [la demeure de l'âme].
" Quand j'ai entrepris ce livre, j'ai commencé par la Logique, : j'y ai exposé des mystères et des subtilités qui ne se trouvent pas dans les livres dont nous disposons. J'ai poursuivi par la Physique [...] ; j'ai poursuivi ensuite par la Géométrie ; j'ai alors résumé, de manière subtile, le livre des éléments d'Euclide [...]. J'ai fait suivre cela d'un résumé du livre de l'Almageste, en astronomie, et, outre le résumé, d'un éclaircissement et d'une explication. J'y ai joint, après avoir terminé cela, quelques compléments que l'élève doit connaître pour atteindre l'achèvement de l'art et pour faire coïncider les règles de l'observation et les lois naturelles [...]. "
• " Kitab al-Najat" (Livre de la délivrance) : c'est un condensé du «Kitab al-Chifaa, mais moins compliqué ;
• "Kitab al-Icharat wal Tanbihat" (Livre des signes et des avertissements) : présente des études en sciences naturelles, en théologie, en soufisme et sur la morale.
• Avicenne écrit également Al Adwiyat-al-Qalbiya un "Traité des Cordiaux"
• Avicenne a résumé sa pensée médicale dans un "Urdjuza Fi-Tib" ("Poème de Médecine") de 1300 vers, traduit par Armengaudus Blasii (Armengaud Blaise), médecin de Jacques II d'Aragon et du Pape Clément V qui commence par cette pensée: "la médecine est l'art de conserver la santé et éventuellement, de guérir la maladie survenue dans le corps" .
• Il consacra les dernières années de sa vie à la philosophie et composa un "Traité de l'âme et du destin", un "Guide de la Sagesse", une "Vie de la Vertu et du Péché" etc. - Sa pensée sur la distinction de l'"Essence" de l'être et de l'"Existence" sera exploitée par Thomas d'Aquin ; elle est une des bases de la philosophie scolastique néo-aristotélicienne du Moyen Âge chrétien.
Avicenne qui écrivait sans relâche en toutes occasions a laissé 156 ouvrages, 21 sont d'une grande importance, parmi eux 16 sont consacrés à la médecine.Toutes ses connaissances n'étaient accessibles que de mémoire: il citait Aristote sans avoir besoin de le relire.


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