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25‏/06‏/2008

Jean Siméon Chardin




Fils et frère de menuisiers-ébénistes parisiens, Jean Siméon Chardin ne quitta jamais, semble-t-il, sa ville natale. Sa formation demeure mystérieuse, il est quasiment le seul artiste de sa génération à ne pas avoir suivi l'enseignement de l'Académie. En 1728, il est reçu à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture comme " peintre dans le talent des animaux et des fruits ". Au début de sa carrière, il peint des natures mortes, dont La Raie (1726 ?, Paris, Musée du Louvre), qui se rattachent à la tradition flamande des trophées de chasse. Autour des années 1730, l'artiste reçoit ses premières commandes de dessus-de-portes à sujets musicaux, et en même temps il ajoute à son répertoire un nouveau thème de natures mortes, les " ustensiles et objets de ménage ". Quelques années plus tard, vers 1733-1740, Chardin réalise un ensemble de scènes de genre. Ce sont des tableaux de petit format avec un nombre restreint de figures, où l'artiste évoque volontiers l'univers féminin de la maison et des enfants, la vie quotidienne et paisible de la bourgeoisie. Après 1748, il revient à la nature morte et à des thèmes comme le gibier mort, quelques fruits ou objets disposés sur une table. Dans les toutes dernières années de sa vie, vers 1771, il réalise une série de portraits et d'autoportraits au pastel, genre et technique nouveaux pour lui. A sa mort, en 1779, sa manière et ses thèmes sont dépassés car le Néoclassicisme triomphe à cette époque. Peut-être cela explique-t-il que, célèbre de son vivant, Chardin fut oublié très rapidement après son décès. Il ne sera redécouvert par le critique d'art et écrivain français Jules Husson, dit Champfleury, qu'au milieu du dix-neuvième siècle.


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