A vingt-et-un ans, il écrit son premier livre de philosophie. Il entame la traduction et le résumé des oeuvres d'Hippocrate et de Galien, qu'il annote scrupuleusement.
A vingt-deux ans, contraint par la mort de son père de gagner sa vie, il intègre l'administration, il est admis à la Cour de Boukhara, devient Premier Ministre (Vizir) et médecin du Prince Nub-Ibn-Mansur, le souverain de Samanid à Boukhara. Avicenne est autorisé à fréquenter la très riche bibliothèque du palais royal.
Peu après, il devient le Vizir d'Ali ibn Maimun, le souverain de Khawarazm ou de Khiva.
Plusieurs fois ministre, les affaires juridiques de l'état le passionnent, il acquiert une solide réputation. Mais sa vie politique proche des princes est une succession de désignations, de destitutions, d'emprisonnements et d'évasions. Mêlé alors à de nombreuses intrigues il jouit d'une telle influence qu'il devient l'objet de pressions, sollicitations, jalousies, tantôt poursuivi par ses ennemis, tantôt convoité par des princes adversaires de ceux auxquels il veut rester fidèle.
Obligé de fuir Boukhara, afin d'éviter d'être enlevé par le Sultan Mohammed El-Ghazin, il se cache à maintes reprises, vivant alors de ses seules consultations médicales. Il mène une vie itinérante et mouvementée, il parcourt le Turkestan, l'Iran, la Mésopotamie.
En 1015, au sud de la Perse, il est amené à soigner avec succès le dirigeant de Hamadan appelé Chams al-Dawla qui souffrait de colique néphrétique, qui le nomme aussitôt son Médecin de cour et son Vizir. Avicenne suscitant des jalousies, les chefs militaires obtiennent son renvoi et son emprisonnement. Mais Amir souffrant de nouveau se résolut à faire appel à Avicenne qui le guérit. Avicenne retrouva ses fonctions.
En 1023 il se réfugie auprès d'Alaa-Ud Dawla l'émir d'Ispahan, en Perse. C'est alors l'époque la plus clémente et la plus fertile de son existence. Revenu à Hamadan (ville au nord de la Perse), où il accompagne son prince en expédition, après de nombreuses vicissitudes et un travail acharné, Avicenne tenta de se soigner lui-même, sans succès, ce qui fit dire à ses détracteurs que "sa médecine ne pouvait pas sauver son corps et que sa métaphysique ne pourrait pas sauver son âme" (Browne 1962).
"Ayant distribué ses biens aux pauvres, libéré ses esclaves, fait ses ablutions et écouté le Coran". Il meurt brutalement en 1037 à Hamadan d'une affection gastrique, son tombeau se trouve toujours dans la ville d'Hamadan.


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