http://www.foreca.com/

29‏/06‏/2008

Giuseppe Verdi


Giuseppe Verdi (1813-1901)
D’origine modeste, le jeune Verdi est recalé au Conservatoire de Milan comme pianiste mais persiste comme compositeur. Il suit une formation dans ce sens auprès d’un collaborateur de Rossini, Vincenzo Lavigna. Il trouve en Antonio Barezzi, un riche protecteur et aussi un père, puisqu’il épouse sa fille, Margherita. Son talent dramatique et musical ne tarde pas à être reconnu, grâce entre autres à l’aide de la cantatrice Giuseppina Strepponi (qu’il épousera en 1859), laquelle lui fit obtenir de Merelli, impresario de la Scala, un premier contrat. Ainsi, Oberto, Conte di San Bonifacio (1839) révèle un jeune auteur de 26 ans. Aussitôt, le jeune compositeur se taille une place de choix dans l’ombre de Donizetti et Nicolai. Mais comme sur la scène, pour ses prochains ouvrages, un drame brutal scelle son destin, marquant toute l’œuvre d’une conscience tragique supérieure : en 1840, alors qu’il écrit un nouvel opéra, « un giorno di regno », il perd et son épouse et ses deux enfants.
La fatalité qui accable l’homme, n’entame en rien son génie lyrique. Merelli lui commande un nouvel ouvrage. Nabucco, créé le 9 mars 1842, triomphe auprès du public milanais. Dès août, se succèdent 57 représentations : au total, 65 soirées, un record absolu dans toute l’histoire de la Scala. L’Italie des patriotes et des partisans de l’unité nationale, se reconnaissent dans les chœurs de triomphe ou de souffrance composé par le musicien âgé de 29 ans. Suivront I Lombardi (1843), Ernani (1844) qui confirment un tempérament génial, habile peintre de la fresque chorale comme du portrait psychologique. Dès lors, au sein d’une intrigue puissante et claire, le trio des protagoniste, soprano, ténor et baryton, est durablement fixé dans l’échiquier des rôles verdiens. Il en constituera le trio emblématique.
Verdi aiguise une vision nouvelle des héros, du contexte social et politique. Luisa Miller (1849) indique en ce sens une maturité indéniable qui prépare les grands chefs-d’œuvre à venir. Ainsi, Rigoletto (1851) puis le Trouvère et la Traviata, constituant une trilogie sociale et psychologique voisine, accuse la maturité du style. Le trio vocal, précédemment suggéré, y occupe le devant de la scène. Au point de former dans Traviata, un trio en huit-clos, d’une exceptionnelle vérité.
Le leit-motiv, initié dans Giovanna d’Arco (1845), se révèle un fil conducteur dans la gestion du continuum orchestral. Le compositeur, de plus en plus volontaire et directif dans l’écriture de ses livrets, imagine des rôles d’un nouveau type, qui sont des individualités et non plus des types, offrant avec Traviata, un sommet du portrait féminin.
Le compositeur poursuit l’évolution de son écriture avec Simon Boccanegra (1857), Un Bal Masqué (1859), surtout la Force du destin, créée à Saint-Pétersbourg en 1862. Suivront pour Paris, un Macbeth remanié (1865) et un Don Carlos monumental (1867), pour la nouvelle exposition Universelle, plus connu par la suite, dans sa version italienne.
Sa Missa da Requiem, composée en hommage au poète Manzoni (1874) lui permet d’acquérir une renommée planétaire. Un statut inégalé déjà attesté par la commande d’Aïda (1871), pour laquelle auraient été pressentis également Gounod et Wagner.
Les dernières œuvres permettent de nouvelles réussites, grâce à ses retrouvailles avec le poète Boïto. Leur brouille datait d’Un Bal Masqué et de l’engagement du musicien auprès de Cavour. Ainsi se succèdent, la nouvelle version de Simon Boccanegra (1881), Otello (1887) et l’ultime farce dramatique, le rire ironique de Falstaff (1893).

ليست هناك تعليقات: